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 Rapports annuels de la Banque d'Algérie 2015

INTRODUCTION

En 2015, l’économie mondiale, qui s’était quelque peu raffermie l’année précédente, s’est caractérisée globalement par un relatif ralentissement du rythme de croissance, avec la persistance de disparités selon les régions et les pays : croissance toujours molle dans les pays avancés, malgré les bonnes performances de l’économie américaine et une relative reprise dans la zone euro ; poursuite de l’essoufflement dans les économies émergentes, notamment en Chine ; net recul de la croissance en Afrique Sub-Saharienne et, généralement, performances moindres au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’inflation est restée globalement modérée, mais généralement faible, voire très faible, dans les pays avancés, avec une persistance des risques de déflation dans la zone euro.

Dans ce contexte de fragilité de l’activité économique mondiale, le commerce extérieur a poursuivi son ralentissement et les prix mondiaux des matières premières ont fortement baissé. En particulier, les prix du pétrole ont chuté de près de moitié, en moyenne sur l’année. Dans les pays avancés, les politiques monétaires sont restées très accommodantes, bien qu’avec des divergences d’orientation, guidées par des perspectives de resserrement aux Etats-Unis et davantage d’assouplissement dans la zone euro. Ces divergences ont alimenté les évolutions dans les marchés de change, qui ont vu, notamment, le dollar s’apprécier fortement vis-à-vis de l’euro.

Dans la situation de dépendance de l’économie nationale aux ressources issues de l’activité dans le secteur des hydrocarbures, la chute des prix du pétrole, à partir de juin 2014 et tout au long de l’année 2015 (-47,1 %), a constitué un choc d’une ampleur considérable sur l’économie nationale, principalement sur les finances publiques et les comptes extérieurs.



Le déficit budgétaire a plus que doublé en 2015, pour s’établir à 15,4 % du PIB, et son financement a nécessité, pour la deuxième année consécutive, le recours à des prélèvements conséquents, à hauteur de 53 % sur l’encours, à fin 2014, des épargnes financières de l’Etat auprès de la Banque d’Algérie (Fonds de régulation des recettes, FRR).

De même, le compte courant de la balance des paiements a vu son déficit passer de 4,4 % du PIB en 2014 à 16,5 % en 2015, entraînant un déficit du solde global de 16,7 % du PIB (2,8 % en 2014). En conséquence, les réserves de change, dont l’encours avait déjà baissé de 194 milliards de dollars à fin 2013 à 178,9 milliards de dollars à fin 2014, ont encore baissé pour atteindre 144,1 milliards de dollars à fin 2015.

Cependant, l’accumulation antérieure d’épargnes financières et de réserves de changes importantes a permis d’amortir l’impact de la forte chute des prix du pétrole sur l’activité économique et l’emploi, notamment à travers le maintien d’un niveau de dépenses publiques élevé.

Ainsi, l’expansion de l’activité économique s’est poursuivie en 2015 au même rythme qu’en 2014, grâce notamment à la croissance de la demande intérieure, qui a tiré celle des différents secteurs d’activité hors hydrocarbures de l’économie nationale, et au rebond, quoique timide, de l’activité dans le secteur des hydrocarbures après près de neuf années de récession.

Dans la sphère monétaire, le choc pétrolier a marqué un tournant dans l’évolution de certains agrégats par rapport à la longue période 2001-2014, caractérisé par l’amenuisement progressif de l’excès de liquidité bancaire et, corrélativement, un moindre recours à son absorption dans le cadre de la conduite de la politique monétaire. Cependant, le financement de l’économie a continué son expansion à un rythme soutenu, l’activité bancaire est demeurée rentable et le système bancaire est resté stable et solide, comme en témoignent les indicateurs financiers pertinents.

En matière d’inflation, bien que l’expansion monétaire, mesurée par la croissance de l’agrégat M2, ait été quasi nulle en 2015, la désinflation des années 2013 et 2014 s’est interrompue. L’inflation, en rythme annuel moyen, est de nouveau croissante, à 4,8 % à fin 2015, et sa composition reflète son caractère structurel, l’inflation sous-jacente égalant l’inflation globale.

Enfin, la flexibilité du taux de change du dinar, en contexte de choc externe - et de son impact sur les fondamentaux de l’économie - et de volatilité accrue sur les marchés de change internationaux, s’est traduite par la dépréciation de la monnaie nationale, notamment vis-à-vis du dollar US et, dans une moindre mesure, vis-à-vis de l’euro.

Le présent rapport de la Banque d'Algérie analyse les principales évolutions macroéconomiques, financières et monétaires de l'année 2015. En particulier, le rapport met en évidence l’impact de la forte chute des prix du pétrole sur les équilibres macroéconomiques ainsi que les mesures de politiques économiques, tant conjoncturelles que structurelles, pour y faire face.

 

Téléchargement des différents chapitreS du rapport 

CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

CHAPITRE II : ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

CHAPITRE III : ÉVOLUTION DES PRIX

CHAPITRE IV : BALANCE DES PAIEMENTS, POSITION EXTERIEURE GLOBALE  ET TAUX DE CHANGE

CHAPITRE V : FINANCES PUBLIQUES

CHAPITRE VI : INTERMEDIATION ET INFRASTRUCTURE BANCAIRE

CHAPITRE VII : CONTRÔLE ET SUPERVISION BANCAIRE

CHAPITRE VIII : POLITIQUE MONÉTAIRE

ANNEXE : TABLEAUX STATISTIQUES

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