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 Rapports annuels de la Banque d'Algérie 2016
INTRODUCTION

Le présent rapport de la Banque d'Algérie analyse l’évolution de l’activité dans l’ensemble des sphères de l’économie nationale en 2016. Il met l’accent sur l’impact considérable de la poursuite de la chute des prix du pétrole sur les équilibres macroéconomiques et sur l’activité des secteurs réel et monétaire et financier de l’économie. Il s’attache aussi à esquisser les mesures de politiques économiques, tant conjoncturelles que structurelles, susceptibles, à terme, de rétablir les équilibres macroéconomiques fondamentaux pour assurer une croissance économique soutenue, plus homogène et durable.

La poursuite de la baisse du prix moyen du pétrole en 2016 (-15,2%), après celle encore plus élevée de 2015 (-47,1 %), s’est traduite, pour la troisième année consécutive, par de très importants déficits des comptes extérieurs et des finances publiques.   

C’est ainsi que la baisse des exportations d’hydrocarbures de 15,6% a abouti à des déficits, quasi identiques, des comptes courant et global de la balance des paiements de près de 26 Milliards de dollars, en très légers reculs par rapport aux déficits de 2015 grâce aux diminutions des importations de biens (-6,1 %) et du déficit du poste « revenus des facteurs » (- 65 %). En conséquence, l’érosion des réserves de change s’est poursuivie en 2016 portant leur encours de 144,1 milliards de dollars à 114,1 milliards de dollars.

De même, la baisse de près de 25 % des recettes fiscales des hydrocarbures a engendré un déficit budgétaire de près de 13,5 % du PIB, contre 15,3 % en 2015, en dépit de la hausse sensible des recettes ordinaires et de la baisse des dépenses d’équipement. Ce déficit a été financé à concurrence de 58,1 % par des prélèvements du Fonds de régulation des recettes (FRR) dont l’encours à fin 2016 a atteint son niveau plancher de 740 milliards de dinars.

Si l’activité économique globale est demeurée relativement soutenue en 2016 (3,3 % contre 3,7 % en 2015), elle le doit au remarquable regain d’activité du secteur des hydrocarbures dont le rythme d’expansion s’est élevé à 7,7 % contre 0,2 % en 2015. En revanche, la croissance hors hydrocarbures, vigoureuse durant plus de quatorze années à plus de 6 % l’an en moyenne, a nettement reculé en 2016 pour s’établir à 2,3 % en raison des fortes baisses de l’activité dans les secteurs des services marchands (2,9 %) et non marchands (1,5%) et de l’agriculture (1,8 %), contre respectivement 5,3 %,  3,6% et 6 % en 2015.

Dans la sphère monétaire, la baisse de la liquidité bancaire s’est poursuivie  parallèlement aux déficits du solde global de la balance des paiements, en dépit des injections de liquidité résultant du financement des déficits budgétaires (prélèvement du FRR) et de la reprise du refinancement par la Banque d’Algérie à partir du mois d’août 2016 ; l’année sous revue marquant un changement radical dans la conduite de la politique monétaire, orientée désormais vers l’utilisation des instruments d’injection de liquidité (opérations d’open market)  pour assurer le refinancement du système bancaire. 

En matière d’intermédiation, à l’exception des dépôts collectés par les banques qui ont diminué, les crédits bancaires à l’économie ainsi que les autres indicateurs de bancarisation ont continué à évoluer favorablement.  De même, les indicateurs de solidité et de rentabilité des banques ont été peu affectés par la contraction de l’activité économique hors hydrocarbures.

S’agissant de l’inflation, l’accélération du rythme annuel moyen de l'inflation, amorcée en 2015, s’est poursuivie en 2016 pour atteindre 6,4 % pour l’indice des prix à la consommation du Grand Alger (5,8% pour l’indice national). Ce regain de l’inflation ne semble pas être imputable aux déterminants classiques de l’inflation (évolution de la masse monétaire M2, dépréciation du taux de change, cours des principaux produits de base importés, inflation importée…), mais serait davantage lié aux imperfections de la régulation et aux positions dominantes dans la plupart des marchés des biens de consommation.

 

 

Téléchargement des différents chapitreS du rapport 

CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

CHAPITRE II : ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

CHAPITRE III : ÉVOLUTION DES PRIX

CHAPITRE IV : BALANCE DES PAIEMENTS, POSITION EXTERIEURE GLOBALE  ET TAUX DE CHANGE

CHAPITRE V : FINANCES PUBLIQUES

CHAPITRE VI : INTERMEDIATION ET INFRASTRUCTURE BANCAIRE

CHAPITRE VII : CONTRÔLE ET SUPERVISION BANCAIRE

CHAPITRE VIII : POLITIQUE MONÉTAIRE

ANNEXE : TABLEAUX STATISTIQUES

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